La modernisation 2026 des diplômes DCG et DSCG : une avancée collaborative et de la VAE

La modernisation des diplômes DCG et DSCG : une avancée collaborative et inclusive

À l’aube du congrès de l’Ordre des experts-comptables, Jean-Luc Rossignol, figure influente du secteur, a révélé sur LinkedIn les grandes lignes d’une réforme ambitieuse des diplômes DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion) et DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion). Cette refonte, effective depuis le 1er septembre 2026, marque un tournant dans la formation comptable française, avec une attention particulière portée à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).


Un acteur clé au carrefour de l’enseignement et de la profession

Jean-Luc Rossignol, administrateur de l’État et inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche, incarne un rôle central dans cette transformation. En tant que président du jury national du DSCG et membre actif de l’INSPE de Besançon, il se situe à l’intersection de l’enseignement supérieur, de la recherche, et de la pratique professionnelle. Son point de vue unique a permis de guider cette réforme vers une meilleure adéquation entre les compétences enseignées et les besoins du terrain.

Les nouveaux référentiels, applicables dès maintenant, seront pleinement intégrés lors de la session 2027, offrant ainsi une transition progressive pour les étudiants et les professionnels.


Des diplômes structurants pour la filière comptable

Le DCG et le DSCG occupent une place essentielle dans le système éducatif français. Le DCG, équivalent à une licence, et le DSCG, équivalent à un master, sont accessibles dans divers établissements (lycées, écoles, universités), ce qui favorise une diversité des parcours.

Ces diplômes s’articulent de manière cohérente :

  • Le DCG pose les bases de la formation supérieure en comptabilité et gestion.
  • Le DSCG approfondit les compétences nécessaires pour des rôles d’encadrement et d’expertise.
  • Le DEC (Diplôme d’Expertise Comptable) finalise le parcours menant au titre d’expert-comptable.

Le DSCG reste par ailleurs la porte d’entrée vers le stage d’expertise comptable, indispensable pour obtenir le DEC. Cette synergie entre formation, expérience et stage renforce la cohérence de l’ensemble du parcours professionnel.


Une réforme élaborée en concertation

Contrairement à une décision imposée par l’administration, cette réforme est le fruit d’un travail collaboratif impliquant de nombreux acteurs :

  • Le Conseil national de l’Ordre des experts-comptables ;
  • La Compagnie nationale des commissaires aux comptes ;
  • Les enseignants et chercheurs ;
  • Les inspecteurs pédagogiques ;
  • Les coordonnateurs des unités d’enseignement.

Des groupes de travail ont été constitués pour chaque unité d’enseignement, afin d’assurer une cohérence interne entre les matières et une continuité entre le DCG et le DSCG. L’objectif ? Rapprocher les programmes des réalités professionnelles et répondre aux attentes des cabinets, entreprises et organisations publiques.


Une approche centrée sur les compétences professionnelles

Cette réforme ne se limite pas à une simple mise à jour des contenus. Elle introduit une nouvelle philosophie : l’approche par compétences. Il ne s’agit plus seulement d’accumuler des connaissances, mais de savoir les mobiliser dans des situations professionnelles concrètes.

Les nouveaux programmes intègrent des enjeux majeurs, tels que :

  • L’analyse de situations complexes ;
  • La capacité à argumenter et justifier des décisions ;
  • La maîtrise des outils numériques et des systèmes d’information ;
  • L’adaptation aux évolutions réglementaires ;
  • La compréhension des enjeux de conseil et d’accompagnement.

Les étudiants doivent désormais aller au-delà de la mémorisation et développer leur capacité à analyser, relier les domaines et valoriser leur raisonnement.


La VAE : une voie de reconnaissance pour les professionnels

L’un des aspects les plus innovants de cette réforme concerne la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Jean-Luc Rossignol souligne que les travaux se poursuivent pour améliorer l’évaluation des dossiers des candidats souhaitant obtenir le DCG ou le DSCG par cette voie.

La VAE permet aux professionnels de faire reconnaître officiellement leurs compétences, à condition de démontrer qu’elles correspondent aux exigences du diplôme visé. L’approche par compétences facilite cette évaluation en examinant :

  • Les missions réalisées ;
  • Le niveau de responsabilité ;
  • La diversité des situations rencontrées ;
  • Les méthodes et outils utilisés ;
  • La capacité à analyser ses pratiques ;
  • Le lien entre l’expérience et les compétences du référentiel.

Pour un candidat à la VAE, il ne suffit pas de mentionner son expérience : il doit démontrer précisément ce qu’il a accompli, dans quel contexte, avec quel degré d’autonomie et quels résultats.


Comment structurer un dossier de VAE efficace ?

Jean-Luc Rossignol encourage les professionnels à considérer la VAE comme une voie légitime pour accéder aux diplômes comptables. Pour réussir, le dossier doit être construit autour des compétences, et non d’une simple liste de tâches.

Un candidat peut organiser chaque expérience en répondant à des questions clés :

  1. Quelle était la situation professionnelle ?
  2. Quelle mission m’a été confiée ?
  3. Quelles décisions ai-je prises ?
  4. Quelles connaissances et méthodes ai-je utilisées ?
  5. Quels outils professionnels ai-je mobilisés ?
  6. Quel était mon niveau d’autonomie ?
  7. Quels résultats ai-je obtenus ?
  8. Quelles compétences du référentiel cette expérience illustre-t-elle ?

Cette démarche permet au jury d’évaluer concrètement le niveau de maîtrise atteint.


Une reconnaissance de l’expérience professionnelle

En insistant sur la nécessité de « progresser dans la reconnaissance de l’expérience professionnelle », Jean-Luc Rossignol ouvre un débat crucial. De nombreux professionnels développent, au fil des années, des compétences comparables à celles acquises dans un parcours classique, sans pour autant détenir le diplôme correspondant.

La VAE permet de combler cet écart et répond à plusieurs objectifs :

  • Sécuriser un parcours professionnel ;
  • Favoriser une évolution de carrière ;
  • Accéder à de nouvelles responsabilités ;
  • Renforcer sa légitimité auprès des employeurs et clients ;
  • Poursuivre vers le DSCG ou le DEC ;
  • Officialiser des compétences déjà maîtrisées.

Cependant, cette reconnaissance exige une évaluation rigoureuse : le diplôme ne peut être attribué sur la seule base de l’ancienneté. Le candidat doit prouver une maîtrise effective des compétences requises.


Une réforme qui impacte toute la profession

Cette modernisation ne concerne pas uniquement les étudiants et les établissements. Elle touche également :

  • Les cabinets et entreprises ;
  • Les organismes d’accompagnement ;
  • Les professionnels en activité.

Les employeurs devront progressivement s’adapter à des référentiels plus orientés compétences. Les responsables de cabinet pourront utiliser ces évolutions pour mieux identifier les besoins en formation et accompagner leurs collaborateurs.

Pour les professionnels expérimentés, la réforme invite à voir la VAE comme un levier de développement. Pour les organismes accompagnant les candidats, elle impose de renforcer l’analyse des expériences et leur alignement avec les référentiels.


Une dynamique en marche

La publication de Jean-Luc Rossignol ne marque pas la fin du processus, mais plutôt le début d’une nouvelle étape. Les prochaines actions concerneront notamment la révision des dispenses et l’amélioration de l’évaluation des dossiers de VAE, afin de construire des modalités de certification plus claires et adaptées.

Son message est double : il rend hommage au travail collectif accompli pour moderniser les diplômes comptables, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les efforts pour une meilleure reconnaissance de l’expérience.

Pour les candidats et les professionnels, sa conclusion résume parfaitement l’esprit de cette évolution :
« Rien n’est simple, mais tout est possible. »

Avec Compta-VAE pour vous accompagner, prenez la route DCG DSCG DEC.